Paul Biya : candidat à un huitième mandat ?
Alors que Paul Biya achève son troisième septennat à la tête du Cameroun, le mystère plane toujours sur sa candidature à l’élection présidentielle de 2025. À 92 ans, l’homme fort de Yaoundé n’a fait aucune déclaration claire, laissant ses partisans et ses opposants dans l’incertitude.
Si dans le passé des appels massifs avaient soutenu ses candidatures, cette fois, l’enthousiasme militant semble mitigé. La stratégie de communication du président, mêlant présence publique et silence sur ses intentions, maintient une tension politique palpable. Pendant ce temps, certains évoquent en coulisses le rôle croissant de son fils, Franck Biya, dans l’ombre du pouvoir.
Le PCRN se désolidarise de propos polémiques
Le Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN) a fermement pris ses distances face aux déclarations de Fabrice Toueli. Ce député suppléant avait évoqué un recours à « la force » pour mettre fin au régime de Paul Biya. Dans un communiqué, le comité d’éthique du PCRN a réaffirmé son engagement envers des méthodes pacifiques, insistant sur le respect des urnes comme unique voie d’alternance.
Ce désaveu intervient dans un contexte de tensions politiques accrues. Le PCRN promet des mesures disciplinaires pour garantir le respect de ses principes. « Nous croyons en l’alternance par les urnes », a déclaré Cabral Libii, le leader du parti.
Opposition sous pression : Maurice Kamto et la BAS dans la ligne de mire
L’opposition, représentée notamment par Maurice Kamto, fait face à des attaques directes de la part du régime. Selon Me Amédée Toukou, avocat camerounais, le gouvernement aurait adopté une stratégie en plusieurs étapes pour affaiblir ses adversaires, notamment à travers la disqualification des candidats et l’instrumentalisation du tribalisme.
De plus, la Brigade Anti-Sardinards (BAS), un groupe d’activistes basé en Europe, est devenue un sujet central dans les discours politiques. Certains analystes dénoncent une distraction orchestrée par le régime pour détourner l’attention des vrais problèmes : pauvreté, corruption et crises sociales.
Ce qu'il faut retenir- 📌 Le PCRN désavoue les propos controversés de Fabrice Toueli, prônant une alternance pacifique.
- 📌 Paul Biya entretient le mystère sur sa candidature, malgré un enthousiasme militant en baisse.
- 📌 Maurice Kamto et la BAS deviennent des cibles stratégiques du régime en quête de pérennité.
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