Une crise sécuritaire préoccupante dans l'Extrême-Nord, Maurice Kamto monte au créneau
Dans un communiqué publié le 25 mars 2025, Maurice Kamto, président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun ( MRC ), a déclaré la recrudescence des attaques de Boko Haram . L'attaque la plus récente, survenue au poste militaire de Wulgo à la frontière nigériane, a fait un bilan lourd, bien qu'encore non confirmé. Maurice Kamto exprime sa compassion envers les familles des victimes et interpelle le gouvernement sur l'urgence d'une meilleure gestion militaire.
Selon Kamto, les lacunes logistiques et un manque de soutien au moral des troupes compromettent l'efficacité des forces armées. Il appelle à un rajeunissement de la hiérarchie militaire et une meilleure prise en charge des orphelins et veuves de soldats. Ces attaques révèlent, selon lui, des "problèmes profonds" nécessitant une réponse immédiate.
Des tensions politiques amplifiées par des injustices flagrantes
Alors que le Cameroun se prépare pour les élections présidentielles, les manifestations organisées pour les 40 ans du RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais) soulèvent des critiques. Anne Fécond Noah, porte-parole de Cabral Libii du PCRN (Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale), dénonce une politique de « deux poids, deux mesures ». Elle compare cette liberté accordée au RDPC à la répression systématique des manifestations de l'opposition.
Les critiques ne s'arrêtent pas là. Maurice Kamto s'est également prononcé contre les décisions récentes d' Orange Cameroun . Il accuse la multinationale d'avoir initialement refusé l'ouverture d'un compte mobile money pour la MRC, une décision qui aurait été inversée sous la pression publique. Pour lui, cela illustre une injustice institutionnalisée visant à affaiblir l'opposition.
Le RDPC face à ses propres controverses
Le RDPC célèbre son 40e anniversaire , mais les critiques pleuvent. Certains, comme le journaliste Venant Mboua , remettent en question la légitimité légale du parti. Il affirme que le RDPC, créé en 1985 en tant que successeur de l'UNC (Union Nationale Camerounaise), n'a jamais été formellement légalisé. Selon lui, cette situation reflète une domination politique imposée, où adhérer au RDPC est souvent une condition pour une carrière professionnelle ou une vie tranquille.
Ce climat politique tendu reflète un pays en quête de justice et de transparence. Alors que les élections approchent, les appels à une gestion plus équitable et à une meilleure gouvernance se multiplient.
Ce qu'il faut retenir- ⚔️ Maurice Kamto critique la gestion militaire face à la menace Boko Haram.
- 📣 L'opposition dénonce les injustices politiques et le favoritisme envers le RDPC.
- 📱 Orange Cameroun a cédé sous pression pour accorder un compte mobile au MRC.
- 🎉 Le 40e anniversaire du RDPC suscite des controverses et des débats sur sa légitimité.
- 🗳️ À sept mois des présidentielles, le climat politique reste tendu et polarisé.
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