Éboulements de Dschang : une découverte qui ravive les douleurs
Le 17 mars 2025, après des mois de recherches, le corps en état de décomposition de Dame Angèl Azamo, 59 ans, a été retrouvé sur le site de l’éboulement de la falaise de Foreke-Dschang. Cette princesse royale Fossowentcheng était l'une des victimes du double éboulement survenu le 5 novembre 2024, une catastrophe qui avait marqué la région de l’Ouest du Cameroun.
Initialement, les opérations de recherche avaient permis de retrouver une douzaine de corps, mais plusieurs victimes, dont Dame Angèl, étaient restées introuvables. Ce n’est qu’à l’occasion des travaux de réouverture de la falaise que cette découverte a été faite, permettant à sa famille d’organiser une cérémonie d’inhumation, après des funérailles symboliques célébrées deux semaines auparavant.
Ce drame souligne les défis rencontrés lors des opérations de secours dans des contextes difficiles. Malgré les efforts des autorités locales et des secouristes, certaines dépouilles avaient échappé aux premières recherches, un constat qui interroge sur les moyens à mettre en œuvre dans de telles situations.
Mort suspecte en garde à vue au SED : la tragédie du capitaine Ndombang
Un autre drame a secoué le pays le 17 mars 2025. Le Capitaine Ndombang Marechard, officier en service à Bertoua, a été retrouvé sans vie dans une cellule du Secrétariat d’État à la Défense (SED). Ce décès a provoqué une onde de choc au sein de l’institution militaire, soulevant des questions sur les conditions de détention et la sécurité des gardes à vue.
Le capitaine était détenu dans le cadre d’une enquête liée à une affaire qui avait déjà fait grand bruit, impliquant un sergent qui s'était publiquement déshabillé sous le drapeau national. Les autorités n’ont pas encore communiqué sur les circonstances exactes de ce suicide, mais cette affaire relance les débats sur la gestion disciplinaire au sein de l’armée camerounaise.
Pour l’instant, la famille du défunt, encore sous le choc, exige que toute la lumière soit faite sur cet événement. Le Ministère de la Défense est attendu pour une déclaration officielle, dans un climat marqué par la tension et les interrogations.
Nord-Ouest : avortement de jumeaux et violences communautaires
Dans le village de Mbim, région du Nord-Ouest, une jeune femme prénommée Caro a été violemment battue par les habitants après avoir avoué avoir avorté de jumeaux à huit mois de grossesse. Cet incident tragique survenu le 14 mars 2025 a plongé la communauté dans une vive controverse.
Caro, inquiète de ne pas être retrouvée, avait fini par révéler qu'elle avait enterré les corps des jumeaux dans un buisson. Cet aveu a déclenché une réaction collective : les villageois ont exhumé les corps pour les enterrer selon les rites traditionnels avant de se retourner contre la jeune femme. Cet acte de justice populaire a divisé l’opinion, certains approuvant la punition, d’autres dénonçant la violence excessive.
Ces événements mettent en lumière les défis liés à l’éducation sur les droits reproductifs et les pressions sociales exercées dans des contextes où les pratiques traditionnelles et modernes s’entrelacent difficilement.
Ce qu'il faut retenir- 🌍 Une découverte tardive à Dschang apporte un dernier adieu à une famille endeuillée.
- 🔒 Le suicide du capitaine Ndombang soulève des questions sur les conditions de détention au SED.
- 👶 Une tragédie communautaire dans le Nord-Ouest expose des tensions autour des droits reproductifs.
- ⚠️ Ces drames mettent en lumière les limites des structures de secours et de justice sociale.
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