À l’approche de la présidentielle de 2025, le climat politique camerounais est en ébullition. Tandis que Maurice Kamto s’insurge contre une exclusion politique, le Parlement entérine le statu quo en reconduisant ses dirigeants en place depuis des décennies.
Kamto et le MRC dénoncent une tentative d’exclusion électorale
Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) et son leader, Maurice Kamto, montent au créneau contre une supposée tentative d’exclusion de la présidentielle de 2025. Dans un communiqué musclé, Kamto accuse le Ministère de l’Administration Territoriale (MINAT) de vouloir manipuler les institutions électorales pour empêcher sa candidature.
Selon lui, la déclaration du ministre de l’Administration Territoriale affirmant qu’il ne pourra pas être candidat repose sur des bases juridiques fragiles et révèle une volonté du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) d’éliminer un adversaire politique gênant.
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Face à ce qu’il qualifie de "forfaiture politique et juridique", Maurice Kamto appelle ses partisans à rester mobilisés. Le MRC a saisi le Conseil National de la Communication (CNC) pour dénoncer les médias relayant cette exclusion, estimant que plusieurs organes de presse participent à une campagne de désinformation.
Le Parlement reconduit ses dirigeants : : le pilier des intouchables !
Alors que l’opposition se bat pour une alternance politique, le Parlement camerounais continue dans la voie de la continuité. Cavaye Yeguié Djibril, 85 ans, a été réélu président de l’Assemblée Nationale pour la 33e année consécutive. De son côté, Marcel Niat Njifenji, 91 ans, conserve son poste à la présidence du Sénat, une fonction qu’il occupe depuis la création de l’institution.
Ces réélections, bien que prévisibles, interrogent sur la volonté de renouvellement des institutions au Cameroun. Pour l’opposition, cela illustre une emprise du RDPC sur l’ensemble des organes de pouvoir, verrouillant toute possibilité d’évolution démocratique.
Une scène politique verrouillée et sous tension
Avec la montée des contestations et la consolidation du pouvoir en place, le Cameroun se dirige vers une présidentielle sous haute tension. L’affaire Maurice Kamto pourrait être un révélateur des tensions politiques à venir, tout comme la reconduction des figures parlementaires montre une volonté du régime de ne rien céder.
Les mois à venir seront déterminants pour l’avenir politique du pays. L’opposition parviendra-t-elle à infléchir le rapport de force en sa faveur, ou le pouvoir en place continuera-t-il à imposer ses choix sans opposition crédible ?
Ce qu'il faut retenir- 🗳️ Maurice Kamto dénonce une exclusion politique et appelle à la mobilisation.
- 📜 Le MRC a déposé une plainte contre plusieurs organes de presse auprès du CNC.
- 🏛️ Cavaye Yeguié Djibril et Marcel Niat Njifenji sont reconduits à la tête du Parlement.
- ⚖️ Le RDPC est accusé de verrouiller le processus électoral à son avantage.
- 🔥 La présidentielle de 2025 s’annonce tendue avec un climat politique incertain.
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